LEs perles bleues du Lac

Retour sur une Journée de rêve au Lac-Saint-Jean

Si je vous dis « bleuets », quelle est la première chose qui vous vient à l’esprit? En tant que nutritionniste, je dois dire que c’est le mot « antioxydant » – oui, oui! – mais pour la population en général, bleuet rime biens souvent avec Lac Saint-Jean. Péripéties d’un voyage entre amis.

Le 25 août dernier, j’ai eu l’occasion de me rendre dans la magnifique région du Lac Saint-Jean pour en apprendre davantage sur la culture du bleuet sauvage, mais également de l’avoine. Boulange des Campagnards, une compagnie avec qui j’ai le plaisir de collaborer depuis la dernière année, a décidé de nous faire découvrir, à quelques amis blogueurs (salut les filles et Louis-François!) et moi, les ingrédients à la base de leur miche aux céréales muesli avec bleuets et canneberges du Québec et de la Miche avoine et quinoa.

La journée a donc commencé très tôt pour moi, car je devais m’y rendre en auto. Musique dans l’piton et café à la main, j’ai enjambé la route menant au parc des Laurentides à destination du Lac. Petite panique lorsque ma lumière de gaz s’est allumée pour m’indiquer que j’étais à sec au beau milieu du parc. Heureusement, j’arrivais à l’Étape dans quelques kilomètres. Leçon bien apprise : toujours faire le plein d’essence avant de partir! 

Je me suis donc dirigé vers l’aéroport – pas si international que ça, haha! – de Dolbeau-Saint-Félicien qui se situe plutôt au beau milieu d’un champs, afin de rejoindre l’équipe qui m’attendait. C’est sous un ciel nuageux et quelques gouttes de pluie que nous avons commencé à nous aventurer dans les champs de bleuets sauvage. Merci à monsieur Tim Dohan de la Bleuets Mistassini de nous avoir si bien accueillis. 

Normalement cueillis à la main – et parfois en pleine forêt – le bleuet sauvage se ramasse désormais à l’aide d’un petit tracteur qui possède un ingénieux grillage à l’avant qui permet de cueillir les bleuets beaucoup plus rapidement. Certes, il reste encore à faire le tri, car il y a des petites branches, des feuilles et parfois même d’autres éléments indésirables. Le travail ne fait que commencer! Les bleuets sont ensuite disposés dans de jolis bacs bleus permettant de faciliter leur transport, puis acheminés à la bleuetière où le triage s’effectue. Une partie des bleuets sauvages est destinée à la vente directe auprès des consommateurs alors qu’une autre partie est plutôt destinée à la congélation/surgélation dans le but de s’en servir plus tard – à l’usine Bleuet Nordic – pour les transformer en bleuets séchés, un ingrédient qui entrera notamment dans la composition de la Miche aux céréales muesli avec bleuets et canneberges du Québec de Boulange des Campagnards. Les bleuets sauvages figurent au palmarès des fruits les plus riches en antioxydants. Leur couleur provient notamment des anthocyanines, un pigment qui teintent les bleuets de leur bleu si caractéristique. Les études montrent que  la consommation de petits fruits et d’anthocyanines – un puissant antioxydant – est associée à un risque moindre de développer un cancer du côlon [1].

On se rend donc à Dolbeau pour visiter l’usine en question. Sarraus et nets à cheveux sont requis avant notre entrée dans le paradis du bleuet. Quelques pas après avoir franchi la porte d’entrée de l’usine suffisent pour voir l’ampleur du procédé de transformation. De grandes cuves s’y trouvent dans lesquels les bleuets sauvages congelés baignent pendant quelques heures dans du jus de pommes permettant ainsi de les sucrer naturellement. Les bleuets sont ensuite disposés sur un long convoyeur, puis arrosés avec une fine couche de gras avant d’entrer dans le four pour l’étape du séchage. À leur sortie, les bleuets subissent un contrôle visuel et les moins beaux sont alors retranchés du lot. Le reste est emballé dans des sacs de plastique, puis dans des boîtes, avant de passer sous un détecteur de métal pour s’assurer qu’aucun corps étranger s’y soit glissé.

La visite terminée, on nous remet un joli sac cadeau avec des bleuets enrobés de chocolat des Pères Trappistes ainsi qu’une barquette de bleuets sauvages fraichement cueillis – que j’ai dévorés en moins de 5 minutes! On monte dans le bus et cette fois-ci, direction Saint-Félicien vers la ferme Olofée, qui produit et transforme de l’avoine. Je vous invite d’ailleurs à lire mon billet sur l’avoine et son procédé de transformation juste ici.

Une table et un décor enchanteur nous attendaient à notre arrivée à la ferme Olofée où un lunch nous était offert. Le dîner avait été préparé par le chef Louis-François Marcotte – qui vient tout juste de sortir son livre Pommes, dont vous pouvez lire ma critique juste ici – Je suis tombé sous le charme du sandwich aux légumes grillés et du thé aux bleuets. On profite donc de l’occasion pour rencontrer la sympathique famille Lepage-Tremblay, qui nous explique tout le travail derrière la culture de l’avoine.  Nous voilà déjà rendu à mi-parcours de cette journée extraordinaire et riche en découvertes. 

À suivre pour découvrir la deuxième partie de mon aventure qui se penchera sur la culture de l'avoine!

Références : 

[1] Anthocyanins and their role in cancer prevention, Wang, Li-Shu et al., Cancer Letters , Volume 269 , Issue 2 , 281 - 29 

Article commandité par Boulange des Campagnards qui m'a gracieusement offert le voyage au Lac Saint-Jean.