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Confessions d'une boulimique - Partie I

Confessions d'une boulimique - Partie I

Au Québec, la Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires est un évènement d’envergure dirigé par Anorexie et Boulimie Québec (ANEB) - qui qui a un tout nouveau site web, soit dit en passant! Woot Woot 💕🎉 - et la Maison l’Éclaircie, avec l’aide de nombreux partenaires issus de milieux communautaire, privé et hospitalier. La Semaine représente le moment idéal de réfléchir aux façons de mieux communiquer avec une personne qui souffre d'un trouble alimentaire, et de lui apporter notre aide. Partagez vos histoires avec le mot-clic #SEMTA2017

Dans le cadre de la Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires, j'ai décidé de vous partager le témoignage d'une charmante jeune femme, qu'on appellera Loup pour l'occasion et qui m'a rejoint via Facebook pour me parler de son passé de boulimique. Dans le but d'aider, de sensibiliser et de prouver à tous qu'il est possible de s'en sortir, j'ai choisi de le présenter dans son intégralité. Si vous vous reconnaissez à travers ces mots, sortez de votre isolement et allez chercher l'aide nécessaire. Si c'est plutôt un/une ami(e), parlez-lui! C'est le temps que les choses changent...!

Voici le témoignage de Loup : 

"Initialement hospitalisée en mars 2010, à la journée de la femme, pour anorexie mentale, je suis tombée dans la boulimie en 2013. Pourquoi? Bonne question! On m’avait pourtant avertie, à ma sortie de Ste-Justine, que les années à venir ne seraient pas reposantes... Par un beau jour de 2013, alors que je venais à peine de commencer l’Université, j’ai mis mes mains au fond de ma gorge pour expulser les calories ingérées « en trop », selon mon trouble alimentaire. En y repensant, ce que j’avais mangé était tout à fait normal pour monsieur madame Tout-le-monde, mais selon les restrictions que je m’imposais, c’était beaucoup trop... Dès cette journée j’ai pris conscience que je venais d’entrer dans un cercle infernal et qu’il fallait que j’agisse et que je trouve de l’aide. Le lendemain, j’appelais une psychologue spécialisée en troubles de comportements alimentaires (TCA) et j’avais rendez-vous la semaine suivante! Mes proches savaient que je consultais, mais le motif demeurait secret. Comment dire à ses proches et à ses parents, qui se sont tellement sentis coupables durant ma phase anorexique, que le chaos était recommencé…" 

"J’ai abordé cette difficulté avec ma psy et à l’automne 2014, lors d’une visite chez ma cousine à Québec, qui elle aussi a eu des troubles alimentaires étant adolescente et jeune adulte, je suis parvenue, pour la première fois, à parler de mes crises alimentaires. À partir de cette journée, bien des choses ont changé. J’ai réussi à le dire à ma mère, mais surtout à mon copain. Dans les pires moments, plus de 3 crises par jour pouvaient survenir. Je m’isolais dans mon sous-sol et je pouvais ingérer des quantités astronomiques de nourriture jusqu’à avoir le ventre tellement gonflé qu’il était pratiquement obligatoire de me purger à cause de la douleur. Une journée durant laquelle je n’avais pas de cours ou de rendez-vous, crises après crises; détresse et culpabilité étaient au menu. Puis, j’ai débuté des thérapies de groupe avec ANEB. Des thérapies à prix beaucoup plus abordable que des suivis individuels avec un psychologue et pourtant si aidantes. Toutefois, il faut être prête et à l’aise d’être avec plusieurs autres personnes d’âges variés aux prises avec un TCA. Ces thérapies (niveau I et II) durent chacune 15 semaines durant lesquelles, 2 heures par semaine, on aborde divers sujets en relation avec un TCA. Utilisant l’art thérapie avec une art-thérapeute formidable (Denise), et ayant côtoyé des femmes formidables avec qui je suis toujours en contact, ces thérapies m’ont permis d’avancer et d’évoluer dans mon processus de « guérison » et de compréhension de ce bon ami « Ed ». Ed ou « eating disorder » c’est cette petite voix qui me disait ce que je devais manger ou non ou bien le nombre d’heures que je devais passer au centre sportif. Cette petite voix, qui encore aujourd’hui est présente, mais tellement moins invalidante et dérangeante sera, à mon avis, toujours présente. Elle fait partie de moi, et j’aurai toujours une fragilité. Cependant, aujourd’hui, je me connais davantage et surtout mes proches, et mon amoureux, toujours le même depuis toutes ses épreuves, me connaissent et m’aident."

Procurez-vous le livre « Life without ED » de l'auteure Jenni Schaefer, livre qui a aidé Loup à mieux comprendre les troubles alimentaires. 

Procurez-vous le livre « Life without ED » de l'auteure Jenni Schaefer, livre qui a aidé Loup à mieux comprendre les troubles alimentaires. 

"Je me rappelle encore la journée ou j’ai dit à ma mère qu’il y avait une voix dans ma tête. Le mot panique était écrit sur son front. En faisant des thérapies, on m’a rassurée et dit que cela faisait partie du trouble alimentaire. À un certain moment, je me demandais si je n’étais pas schizophrène ou même bipolaire. Entendre Ed me dire quoi manger, quoi faire ou encore me dire de ne pas dormir était très étrange... Comme s’il y avait moi, un ange, et Ed - ce diable que je devais apprendre à maîtriser, voire étouffer. Ce débat infernal, accompagné des crises de boulimie, me rendait irritable. Ayant toujours été une fille calme, exemplaire et à son affaire, je me désorganisais, je n’avais plus de motivation et je m’isolais. Puis avec les thérapies et des lectures sur le sujet, je reprenais du poil de la bête. Les thérapies d’ANEB m’ont grandement outillée pour reprendre le contrôle lorsque je sentais que je perdais les pédales.  Un livre qui m’a grandement aidée et m’a donné différents trucs est celui de Jenni Schaefer, Life without Ed. Ce serait mentir de dire qu’aujourd’hui je suis totalement libre de Ed... Il m’arrive encore de faire des crises, mais de manière beaucoup moins fréquente et beaucoup moins intense. Il faut apprendre à se pardonner et réussir à analyser la situation sans culpabilité afin de faire en sorte que cela ne se reproduise plus. Ceci n’est vraiment pas facile, mais le soutien des proches aide grandement."

"Ayant toujours eu un bon transit intestinal, car je consomme beaucoup de fruits et légumes, j'ai été étonnée de voir que la constipation survenait après les crises de boulimie, tout comme les douleurs abdominales, les étourdissements et la déshydratation. Encore aujourd’hui, les sorties au restaurant sont parfois laborieuses. Mon restaurant préféré : Scores pour son bar à fruits, soupes et salades. Je ne me prive pas d’aller au restaurant, car j’adore passer du temps avec mes proches, mais le stress m’accompagne souvent. Et le regard des autres sur mes choix alimentaires est encore perturbant... Mon copain me dit que parfois c’est ma perception et que je dois passer par-dessus cela. J’ai encore de la misère par rapport au regard des autres quand je choisis de ne pas manger ou de simplement prendre une entrée. Je dois, dans ces circonstances, me recentrer sur moi-même et penser à moi, à mes défis et à mes besoins. Pas à ceux des autres... Encore aujourd’hui, je crois que ma grand-mère et même plusieurs membres de ma famille proche rêvent du jour où je mangerai « comme tout le monde ». J’y travaille, mais la poutine ou encore la viande rouge, pour l’instant, je n’en ai tout simplement pas envie. Un jour peut-être qui sait…"

- Loup

Pour joindre ANEB
5500 Transcanadienne
Pointe-Claire, QC, H9R 1B6
Téléphone : 514 630-0907
Sans frais : 1 800 630-0907
Télécopieur : 514 630-0599
Courriel : info@anebquebec.com

Confessions d'une boulimique - Partie II

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Les grands gagnants DUX 2017

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