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Banane et chocolat : le duo menacé

Banane et chocolat : le duo menacé

Toutes les semaines, on entend parler d’un aliment dont la consommation risque d’être perturbée voir même menacée. Chocolat, banane, amandes, prosecco figurent parmi la liste des aliments en voie de disparition, mais qu’en est-il vraiment ? 

Le phénomène n’est pas nouveau. Chaque année, selon la température, le rendement des principales cultures varie et, suivant la logique du principe de l’offre et de la demande, les prix augmentent. On a pu être témoin de cette situation avec les oranges de la Floride dont les cultures peuvent facilement être affectées par des épisodes de froid, se reflétant alors par un coût plus élevé pour les grossistes. Les détaillants relèguent donc la facture directement au consommateur.

L’histoire de la banane
S’il y a bien un aliment qui fait partie intégrante du petit déjeuner, c’est bien la banane. Elles sont accessibles en raison de leur faible coût d’achat. Il y a plus de mille variétés de banane, mais la plus populaire demeure la banane jaune (banane Cavendish) communément retrouvée dans les supermarchés. Cependant, tel ne fut pas toujours le cas. Avant 1965, la variété Gros Michel était la plus consommée. Toutefois, ce cultivar a été complètement dissipé en raison de la maladie de Panama – aussi appelée la fusariose du bananier – un champignon qui a affecté la culture de la Gros Michel en Amérique Centrale. Aujourd’hui, la grande exploitation de la banane et certaines maladies menacent encore les cultures. Lorsqu’une maladie de la sorte se présente, l’une des méthodes de lutte consiste à détruire systématiquement et immédiatement les plantes malades et, par la suite, planter des variétés résistantes. C’est ce qui fait peur actuellement. La Cavendish est une monoculture et on la retrouve partout dans le monde, que vous soyez à Paris, New York ou Montréal. Elle compte à elle seule pour presque la totalité des exportations. C’est pourquoi on prend très au sérieux la menace actuellement. À ce jour, la maladie de Panama pourrait menacer les cultures de la célèbre banane jaune. Le champignon, désormais nommé Tropical Race 4 (TR4) a d’ores et déjà été retrouvé en Malaisie, en Australie et en Afrique. Il se pourrait donc qu’on assiste à l’extinction de la banane jaune si rien n’est fait pour contrer le TR4.

STATISTIQUES SUR LA BANANE !

16,5 millions de tonnes de bananes exportées chaque année. 
 
Les États-Unis importent 27% des bananes cultivées dans le monde annuellement.
 
Au Canada, on importe plus de 500 000 tonnes de bananes annuellement, soit une quantité équivalente à 15 kilogrammes par habitant. 
 
Au Québec, la banane est le fruit frais le plus prisé, suivi par la pomme.

Mon amour du chocolat 
Comme plusieurs, je ne pourrais vivre dans un monde sans chocolat. Cependant, depuis quelques années, la consommation de cacao est plus grande que la production. L’offre peine donc à suivre la demande. Le chocolat n’est pas menacé en soi, mais son coût pourrait grimpé et en faire un produit de luxe. On assiste également à d’importants bouleversements : moins de terres sont affectées à la culture du cacao, car on préfère cultiver le maïs et même le caoutchouc ! De plus, les pays en voie de développement ont découvert – et raffolent – du chocolat, ce qui accroît la demande. La culture du cacao est aussi très vulnérable et peut facilement être affecté par les sécheresses. De 1993 à 2007, le prix du cacao a augmenté de 87%. C’est inquiétant de voir à quel point les prix grimpent continuellement. Pour contrer cette situation, des chercheurs s’affèrent à créer une nouvelle variété de fève de cacao qui serait résistante aux maladies en plus d’être très goûteuse. Et c’est exactement là le défi : le goût. On que les nouvelles variétés développées aient le même goût que le chocolat tel qu’on le connaît. Et ça prend du temps ! En effet, le cacaoyer a une croissance lente et, contrairement au maïs où on peut cultiver trois générations dans la même année, il faudra compter un minimum de deux ans avant de voir les premières fèves de cacao pousser.

En conclusion, l’alimentation sera confrontée à plusieurs bouleversements dans les prochaines années, surtout en raison de la démographie, des changements climatiques, de la demande élevée pour des produits de niche et par la présence de maladies qui nuisent aux rendements. Dans certains cas, l’issue est incertaine et il faudra peut-être débourser beaucoup plus pour manger des aliments tels que la banane et le chocolat. Seul le temps saura nous dire si la fondue au chocolat et les toasts aux bananes resteront dans notre quotidien ou ne seront que des souvenirs.

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