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Lundi, je me mets au régime!

Lundi, je me mets au régime!

L'automne dernier, j'ai eu le plaisir d'assister à une conférence fort intéressante intitulée Hyperphagie boulimique - Quand la nourriture prend toute la place. Les auteurs travaillent de près avec cette clientèle qui a trop longtemps été victime de la méconnaissance de leur pathologie par le grand public et les professionnels de la santé qui les catégorisaient bien souvent, à tort, comme des obèses. Catherine Bégin (psychologue) et Judith Petitpas (co-auteure du livre Lundi, je me mets au régime!) ont fait un travail colossal au cours des dernières années pour faire reconnaître l'hyperphagie boulimique comme une condition de santé qu'on ne doit pas prendre à la légère. Retour sur une soirée riche en information.

Comment décrit-on l'hyperphagie?

Premièrement, la personne atteinte d'hyperphagie boulimique doit avoir une crise de boulimie au moins une fois par semaine durant au moins 3 mois. Une crise se décrit comme la présence de compulsions alimentaires à l'intérieur d'une période de 2 heures avec un sentiment de perte de contrôle. 

Lundi, je me mets au régime! - Un guide pratique pour retrouver un poids naturel et de défaire de l'hyperphagie boulimique. 

Lundi, je me mets au régime! - Un guide pratique pour retrouver un poids naturel et de défaire de l'hyperphagie boulimique. 

De plus, trois autres critères parmi ceux présentés ci-dessous doivent être présents :  

  1. Manger beaucoup plus rapidement que la normale
  2. Manger jusqu'à sensation pénible de distension abdominale
  3. Manger de grandes quantités de nourriture sans faim physique
  4. Manger seul parce que gêné de la quantité de nourriture absorbée (peut y avoir un petit rituel, comme dans la voiture pour décompresser du bureau ou seul si le conjoint arrive plus tard). Il peut y avoir des courts épisodes comme un arrêt dans une chaîne de restauration rapide, par exemple.
  5. Se sentir dégoûté de soi-même, déprimé ou coupable après.

Les gens atteints d'hyperphagie boulimique n'ont pas recours aux méthodes compensatoires comme le vomissement ou la pratique intense d'activité physique. Ils sont souvent victime d'une grande souffrance intérieure. L'hyperphagie boulimique se distingue-t-elle des autres troubles alimentaires? Les recherches récentes confirment qu'il s'agit bel et bien un trouble distinct.

Hyperphagie boulimique : Présence de crises de boulimie à répétition qui peuvent ou ne pas être précédées de restriction alimentaire (alternance restriction-crise ou crises seules sans restriction).

Anorexie : Grande rigidité (p.ex : les personnes peuvent se servir de tasses à mesurer et de balances pour tout calculer), distorsion de l'image corporelle et/ou inconscience de la maigreur.

Boulimie : Souvent, les personnes ont un passé d'anorexique et rêvent de revenir à l'anorexie. Il y aura des méthodes compensatoires (laxatifs, diurétiques, exercice physique, vomissements)

Plus on tend vers l’anorexie, plus on tend vers la restriction. Plus on tend vers l’hyperphagie, plus on tend vers le sentiment de perte de contrôle.
— Catherine Bégin, psychologue

La problématique de l'hyperphagie boulimique est très préoccupante. Elle peut parfois toucher des proches, sans même qu'on s'en rendre trop compte. Selon les dernières études, il y aurait 2 femmes pour 1 homme, ce qui permet de différencier l'hyperphagie boulimique des autres troubles alimentaires où les proportions d'hommes atteints sont nettement inférieures. Par exemple, l'anorexie serait davantage un trouble féminin. La prévalence de l'anorexie dans la population serait de 1 à 3 %, mais serait plus élevée chez les personnes obèses où les chercheurs estiment que 3 à 4,5 % des individus seraient atteints. De plus, si les personnes obèses sont inscrites à un programme de perte de poids, la prévalence serait encore plus élevée et se chiffrerait autour de 7,5 à 30 %. 

Les facteurs de risque de l'hyperphagie 

Sociaux

  • Valorisation d'une seule morphologie (si on ne se retrouve pas dans cette morphologie, on vit de l'inconfort)
  • Idéalisation de la jeunesse et de la minceur
  • Stigmatisation de l'obésité

Biologiques

  • Sexe et âge
  • Physionomie (des gens ont des physionomies plus rondes ou costaudes que la moyenne)
  • Histoire de régimes à répétition
  • Génétique

Psychologiques

  • Tempérament
  • Perfectionnisme***
  • Anxiété
  • Affects négatifs (émotions négatives ou sensibilité aux émotions négatives plus grande que la moyenne)
  • Insatisfaction corporelle

Familiaux

Il y a longtemps, on accusait beaucoup les familles de développer le trouble alimentaire, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. Par contre, s'il y a trop de drames et que l'enfant n'est pas soutenu, ou que la famille valorise la minceur, cela risque de créer des conditions vulnérables)

  • Exigences exagérées
  • Valorisation de la minceur
  • Manque de soutien affectif

 

Revenez cette semaine pour voir la suite de ce dossier spécial sur l'hyperphagie boulimique dans le cadre de la Semaine de sensibilisation aux troubles alimentaires. Pour obtenir de l'aide, n'hésitez pas à communiquer avec ANEB au 514-630-0907 (Montréal et les environs) ou au 1 800 630-0907. 


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