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5 questions à Catherine Trudel-Guy, co-propriétaire de l'épicerie zéro déchet L'Escargot gourmand

5 questions à Catherine Trudel-Guy, co-propriétaire de l'épicerie zéro déchet L'Escargot gourmand

Catherine Trudel-Guy est nutritionniste de formation et a complété son baccalauréat à l’Université Laval en 2016. Par la suite, elle a poursuivi son parcours à la maîtrise en nutrition, sous la supervision de la réputée Simone Lemieux, chercheuse en nutrition. Elle s’est intéressée à la promotion des saines habitudes alimentaires via des messages axés sur le plaisir de manger sainement. Son projet de maîtrise lui a permis de toucher à plusieurs domaines, tant du côté de la psychologie que de la sociologie. Aussi collaboratrice pour la revue Vélo Mag et pour le blogue du vélo cartel, café cycliste à Québec, Catherine sait combiner ses passions pour la nutrition et le sport. Voici mon entretien avec elle afin de vous faire découvrir son nouveau projet, L’Escargot gourmand, une épicerie zéro déchet située dans le coeur de Sillery à Québec.


Catherine, tu es diététiste/nutritionniste et détentrice d’une maîtrise en nutrition. Pratiques-tu également la nutrition ailleurs qu’à L’Escargot gourmand?

Mise à part mes stages cliniques en nutrition, je n’ai pas eu beaucoup d’expérience en tant que nutritionniste dans les dernières années. Par ailleurs, je travaille actuellement à temps partiel comme professionnelle de recherche pour Simone Lemieux, mon ancienne directrice de recherche à la maîtrise. Il m’arrive aussi de rencontrer des athlètes ou des sportifs pour des consultations en nutrition sportive et plus spécifiquement en lien avec le triathlon.

Comment s’inscrit le projet de L’Escargot gourmand dans tes intérêts «nutritionnels» et personnels?

L’Escargot gourmand est une véritable extension de mes propres valeurs. C’est une façon de rendre la saine alimentation durable plus accessible à la communauté et créer une expérience alimentaire qui dépasse le simple acte d’achat. Nous (avec Jeanne Loignon, co-propriétaire) voulions trouver une façon concrète de s’impliquer par rapport aux enjeux environnementaux auxquels nous faisons face actuellement tout en ayant un impact positif au niveau des compétences culinaires et de la saine alimentation. Nous avons donc créé cette épicerie en se basant sur le concept du slow food, qui est un mouvement qui vient de l’Italie et qui s’oppose à celui du fast-food. Les valeurs qui y sont incluses sont la durabilité, l’authenticité des choix alimentaires et le plaisir de cuisiner et de manger en bonne compagnie. Nous voulions ainsi rendre l’expérience zéro déchet plus facile et surtout accessible pour le consommateur.

Épicerie zéro déchet vrac L'Escargot Gourmand ville de Québec

Tu t’es embarquée dans ce projet avec Jeanne Loignon, une collègue à la maîtrise. Comment l’aventure se déroule-t-elle jusqu’à présent pour vous deux? Quels sont les défis que vous avez rencontrés?

Notre mariage professionnel se passe très bien jusqu’à maintenant et nous sommes satisfaites de l’enthousiasme du quartier Sillery. Nous avons rencontré plusieurs défis depuis le début, mais nous y faisons face avec patience et curiosité. Je crois que notre plus grande force est que nous nous sommes entourées de gens compétents dans des domaines connexes, comme l’appui d’Entrepreneuriat Laval ainsi que l’École d’entrepreneuriat de Québec. L’un de nos plus grands défis actuellement est de porter tous les chapeaux dans l’entreprise, soit de faire du plancher, de gérer l’inventaire, d’assurer une certaine présence sur les réseaux sociaux et de continuellement se renouveler. C’est un gros coup à donner pour le début, mais nous sommes confiantes qu’éventuellement nous serons en mesure d’engager nos premiers employés. Par ailleurs, nous sommes emballées et stimulées par notre projet, ce qui nous aide à faire face aux péripéties qui surviennent au quotidien.

Le mur végétal de votre commerce est certainement l'une des attractions majeures. Tu as fait une campagne de socio-financement pour financer ce mur. Peux-tu nous parler davantage de cette idée géniale?

Lorsque nous étions au baccalauréat, nous avons pu à quelques reprises admirer ce genre de concept à même notre pavillon universitaire. Il s’agit d’un système en hydroponie, communément appelé « agriculture verticale ». Lorsque nous pensions au projet de l’Escargot gourmand, nous avions plusieurs idées innovantes pour pousser le concept du moindre impact encore plus loin. Notamment, nous pensions qu’en ville, il serait essentiel d’utiliser l’espace à bon escient afin d’optimiser nos ressources comme effectuant un véritable virage vert. Nous avons ainsi vu passer dans les médias le projet de François St-Pierre, Du toit à la table qui conçoit d’immenses jardins urbains sur les toits un peu partout à Québec dont celui de l’Industrielle Alliance, qui est situé à deux pas de notre commerce. Nous l’avons donc rencontré d’abord pour avoir des paniers biologiques livrés à notre épicerie, mais finalement, en discutant avec lui, nous avons eu l’idée de créer un immense système pour produire des laitues à l’année longue. Nous avons également réalisé une campagne de socio-financement avec la Ruche et nous sommes très satisfaites de l’engouement reçu!

Mur végétal hydroponie laitue Épicerie zéro déchet vrac L'Escargot Gourmand ville de Québec

En plus d’accorder beaucoup de temps à L’Escargot gourmand, tu es également une fan de triathlon/sports/IronMan. Où trouves-tu le temps de t’entraîner? Comment s’inscrit l’activité physique dans ton mode de vie?

Oui, le triathlon fait maintenant partie de mon quotidien depuis environ sept ans. J’ai toujours fait du sport de compétition et ce, depuis le secondaire, où j’étais dans un programme de sport-études natation. Disons que je me donne le temps de m’entraîner! Cela me permet d’être plus productive au quotidien et aussi de me relaxer. C’est une façon pour moi de pousser mes propres limites et de me donner des objectifs sportifs à atteindre. Je dirais que c’est rendu normal, mais avec mon horaire un peu chargé, il y a plusieurs choses à quoi je dois dire non. Par exemple, je n’écoute pas vraiment la télévision et, malheureusement, j’ai délaissé un peu la lecture. Par contre, pour le moment, ce mode de vie me procure encore beaucoup plus de bonheur au quotidien que l’inverse!

Pour se rendre à l’Escargot gourmand

 

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