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5 questions à... Complètement poireau

5 questions à... Complètement poireau

Complètement poireau est une entreprise familiale d’ici dont l’équipe est hyper dynamique et très humaine. Ils cultivent le poireau, l'asperge, la fraise, la framboise, le bleuet et le maïs de grande culture pour faire la rotation sur leurs terres. En 1980, les propriétaires n’avaient seulement que des bœufs. Ils ont par la suite cultivé l'ail et l'asperge, pour ensuite passer au poireau. Ils ont décidé de revenir à la campagne parce qu'ils ne voulaient pas élever leurs enfants en ville. Tour d’horizon sur cette fabrique de poireaux!

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1. Pourquoi avez-vous choisi précisément de mettre de l’avant et de transformer le poireau?

Le poireau est un légume méconnu et le sol était propice à sa culture. Il nous a été suggéré par notre agronome. Aussi, on adore son côté marginal! C'est une belle motivation d'avoir à augmenter la consommation du poireau au Québec. En ce qui concerne le poireau tranché, nous avons décidé de l'offrir surtout pour éviter le gaspillage. Nos poireaux complets doivent respecter des critères stricts de qualité, y compris sur leurs aspects. On ne voulait pas jeter nos légumes plus « moches »! Alors on récupère les imparfaits pour en faire du tranché et aujourd’hui nous devons prendre des beaux poireaux pour fournir à la demande.

Garder une bonne communication, conserver l’harmonie et arrimer les générations et les visions est un grand défi. C’est très important pour nous d’entretenir le plaisir et le bonheur au travail. Il faut avoir autant de plaisir pendant les soupers qu’au travail.

2. Quels défis avez-vous rencontrés au fil des ans en tant qu'entreprise familiale québécoise?

Faire notre place dans le marché, avant tout. C'est très difficile d'entrer dans les chaînes quand tu n'es pas connu et il fallait éduquer les consommateurs. Au début, on a essayé beaucoup de choses, comme aller dans des salons et offrir des dégustations. On a aussi fait de la publicité, comme une fois sur un panneau sur le bord de l'autoroute. Un journaliste avait fait un article et avait même écrit : « Le poireau se paie le pont ». On l'avait trouvée bien bonne!

Un autre défi a été de trouver le bon produit et le bon format selon les habitudes des consommateurs. Au début, nos poireaux étaient emballés. Mais les consommateurs préfèrent le poireau seul alors, on a changé de méthode.

C'est d'ailleurs encore un défi aujourd'hui d'intégrer le poireau dans les habitudes alimentaires des Québécois. C'est pour ça entre autres qu'on a créé Complètement poireau il y a quelques années pour donner des suggestions de recettes et des articles pour foodies. On essaie de se diversifier auprès des consommateurs et d'ajouter le poireau dans leur quotidien. 

Aussi, on fait beaucoup de recherche et développement depuis le début, parce que nos techniques sont en retard au Québec. Par exemple, on est allés souvent en Europe pour découvrir les dernières méthodes en semences et équipements. On veut vraiment se démarquer! On veut les plus gros et délicieux des poireaux!

Notre défi actuel, c'est aussi la main-d'œuvre. On engage local et à l'étranger, au Guatémala. Nos travailleurs guatémaltais sont tellement bien d'ailleurs qu'on n'a pas besoin de recruter : ils nous envoient toute leur famille! Par exemple, 5 de nos employés sont des frères. On a aussi quelques pères et fils, et même des cousins. Dans le fond, on engage carrément des familles! Ils sont très polis et reconnaissants, et c'est réciproque. On est très proches d'eux et on considère qu'ils font partie de la famille. 

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3. Est-ce que tous vos aliments proviennent de cultures québécoises?

Les poireaux viennent de nous jusqu'en février-mars chaque année et après on les achète brut de l'Europe. On les transforme quand même ici (on les « pare »), c'est-à-dire qu'on coupe leur feuillage, les trie et les nettoie comme il faut en enlevant la terre, entre autres. C'est aussi nous qui vérifions leur fraîcheur, leur fermeté, bref qui en faisons l'assurance qualité. Ça nous permet de garder nos 70 employés toute l'année! Pour ce qui est des autres légumes et fruits, ils viennent tous des Cultures de chez nous. Quant à nous, nous exportons aux États-Unis depuis maintenant 10 ans.

4. Quel est votre recette favorite pour mettre en valeur le poireau?

C'est vraiment dur de choisir! Mais j'aime beaucoup les roulés de mignons de poireaux et les canapés au beurre de poireaux. Un autre coup de cœur (et notre recette la plus farfelues) est définitivement notre sauce à spaghetti au poireau et aux grillons, disons qu’elle a beaucoup fait jaser!

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5. À quoi ressemble une journée typique dans la vie d'un cultivateur chez Complètement poireau?

On n'a pas tous la même journée parce que Les Cultures de chez nous, c'est une ferme, mais aussi une grosse entreprise. Ce qui fait qu'on peut être autant au bureau à s'occuper du marketing qu'en production à parer les poireaux ou au champ à les récolter. Disons que nous n’avons pas peur de nous salir !

Ce qui est certain, c'est que ça bouge beaucoup et que la journée se passe rarement comme on pensait. Par exemple, il y a souvent des changements dans les commandes et on est souvent en action-réaction. Et comme tout cultivateur, on sait quand la journée commence, mais on ne sait pas quand elle finit! Sans oublier qu'on est dépendants de la nature, bien sûr!  

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