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5 questions à... Sylvie Rochette, cofondatrice et directrice générale de l'organisme Regroupement Partage

5 questions à... Sylvie Rochette, cofondatrice et directrice générale de l'organisme Regroupement Partage

Sylvie Rochette est la co-fondatrice et directrice générale de l’organisme Regroupement Partage. Grâce à cet organisme, des terres inexploitées mises à disposition par la Ville de Montréal sont maintenant revalorisées par des jeunes décrocheurs en réinsertion sociale, et génèrent une centaine de tonnes de légumes biologiques! Tour d’horizon sur l’organisme avec l’une de ses fondatrices.

Q1. Quel est votre parcours dans l'organisme Regroupement Partage?

C’est en 1996 qu'un Comité m'embauche pour coordonner à contrat ce qui deviendront les Magasins-Partage, ces épiceries solidaires à la rentrée scolaire et aux Fêtes. C’est au cours de ce mandat de 5 mois que j'ai su regagner la confiance d’anciens donateurs et rétablir la crédibilité du projet. Puis, emballée par mon expérience, je coordonne bénévolement pendant les 5 mois suivants ses activités. Du fruit de mes efforts, je suis devenue la co-fondatrice de l'organisme aujourd'hui connu sous le nom du Regroupement Partage en 1997. J'ai travaillé à l'uniformisation des services afin d’offrir à tous les participants un service équitable et de qualité.

En 2002, j'ai démarré un projet pilote de Magasins-Partage de la rentrée scolaire, en collaboration avec la Ville de Montréal. De 15 Magasins-Partage en 1996, ce sont en 2017 plus de 34 Magasins-Partage qui accueillent, à Noël et à la rentrée scolaire, des familles appauvries dans tous les arrondissements de Montréal, représentant environ 27 500 personnes annuellement. Depuis la co-fondation du Regroupement, l'organisme a remis 13,5 millions de dollars en denrées et produits de consommation à plus de 500 000 Montréalais dans le besoin. Pour l’ensemble des programmes du Regroupement, 90 000 personnes / an sont rejointes.

En 2011, j'ai rassemblé des partenaires des milieux communautaires, publics, politiques et privés pour lancer Cultiver l'Espoir, un projet d'agriculture urbaine biologique en réinsertion sociale. Des terres inexploitées mises à disposition par la Ville de Montréal sont revalorisées par des jeunes décrocheurs en réinsertion sociale, générant en 2017 une récolte de 120 tonnes de légumes biologiques.

Plus de 60 000 personnes défavorisées (25 000 familles) bénéficient ainsi de Cultiver l’Espoir, ainsi que tous les Québécois qui peuvent acheter des carottes biologiques chez l’épicier Metro, pour permettre l’autofinancement du projet.
— Sylvie Rochette, cofondatrice et directrice générale de l'organisme Regroupement Partage

Q2. Comment vous est venue l'idée de ce programme?

Forte de mon expérience de près de 20 ans en sécurité alimentaire, témoin des besoins des banques alimentaires en produits frais, de la pression sur les terres agricoles, de la demande croissante de produits locaux et bio, et du désir de promouvoir une saine alimentation, l’idée d’un projet d’économie sociale circulaire germe en 2011 dans mon esprit. Cependant, il m'a fallu 4 ans de persévérance pour convaincre les acteurs et les partenaires d'y adhérer et de faire notre première récolte de légumes Cultiver l'Espoir !

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Q3. Qui bénéficie de ce programme?

Nos légumes Cultiver l’Espoir se retrouvent durant les périodes creuses de l’hiver dans les assiettes des familles qui en ont le plus besoin, tout en protégeant les dernières terres agricoles qui existent encore sur l’île de Montréal et en renforçant nos liens de solidarité. Les 120 tonnes de produits biologiques qui en résultent améliorent la qualité de l’alimentation de la population québécoise en général, et des familles des milieux défavorisés en particulier, par le biais des banques alimentaires partenaires.

L'accès à des légumes biologiques locaux pour tous les Québécois est l'un des avantages du projet, surtout quand les gens apprennent que pour chaque sac de 2 livres qu'ils achètent, un autre 2 livres est redonné aux familles dans le besoin.

Grâce au partenariat avec l’entreprise agricole en réinsertion sociale D-3 Pierres, des emplois qui permettent à des jeunes en difficulté de réintégrer le monde du travail sont également créés.

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Q4. De quelles façons la population peut-elle contribuer à la cause?

D’abord en achetant des carottes Cultiver l’Espoir au Metro ou Super C près de chez eux.

Ensuite, grâce à l’adoption symbolique, en échange d'un don à partir de 10 $, d'un plant de carottes Boleropoussant dans l'Ouest de l'Île de Montréal. Chaque forfait d'adoption donne droit à des cadeaux (recettes, semis, tablier, etc.) et les dons reçus dans le cadre d'Adoptez un plant de carottes seront doublés jusqu'à concurrence de 25 000 $ par L'OEUVRE LÉGER, et permettront d'aider 60 000 familles montréalaises dans le besoin à l'aide des légumes financés. Nous avons actuellement accès à jusqu’à 27 hectares de terres agricoles. C’est avec les dons reçus que nous pourrons graduellement augmenter notre superficie et ainsi, cultiver plus de légumes et nourrir plus de familles!

Finalement, en 2018, nous avons développé un partenariat avec les 3Brasseurs. Ainsi, pour chaque plat ou bière aux carottes vendus dans la région de Montréal, 1 $ était remis au Regroupement Partage!

Le programme favorise l’économie circulaire en utilisant des ressources existantes inexploitées, comme par exemple les jeunes sans emploi, ou le matériel et les terres agricoles de la Ville de Montréal, nous pouvons générer un produit final qui bénéficie à tous les Québécois !
— Sylvie Rochette, cofondatrice et directrice générale de l'organisme Regroupement Partage

Q5. Pourquoi avez-vous arrêté votre choix sur votre porte-parole Louis-David Morasse?

Louis-David est tombé en amour avec le programme lors de notre soirée-bénéfice annuelle, la Soirée des célébrités. Il nous a relancés pour aider l’organisme et dans le cadre du Prix Action David Suzuki, il a aidé à le faire connaître sur ses réseaux. Nous nous sommes ensuite rencontrés pour les prochaines étapes et avons décidé qu’il serait tout naturel qu’il devienne le porte-parole de Cultiver l’Espoir. C’est un comédien bien connu et apprécié des Québécois, nous sommes choyés qu’il ait accepté! Vous pouvez d’ailleurs voir ses capsules vidéos sur le programme sur notre page Facebook.

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